🤔 Vous travaillez en intérim et vous vous interrogez sur vos droits en cas de maladie ?
Pas de panique : un intérimaire bénéficie des mêmes protections qu’un salarié classique lors d’un arrêt maladie en intérim.
Vous avez droit à une indemnisation par la sécurité sociale, sous certaines conditions, et votre contrat de mission n’est pas rompu mais simplement suspendu.
Les intérimaires peuvent prétendre aux indemnités journalières versées par la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM), et même à une indemnisation complémentaire via la prévoyance.
En résumé :
- Vous bénéficiez des mêmes droits qu’un salarié classique en cas d’arrêt maladie
- Votre contrat de mission est suspendu, non rompu
- Vous percevez des indemnités journalières de la sécurité sociale sous conditions
- Une indemnisation complémentaire peut être versée par votre prévoyance intérimaire
Pour mieux comprendre le cadre global dans lequel s’inscrivent ces règles sur l’arrêt maladie en intérim, consultez notre guide sur comment fonctionne une agence d’intérim qui détaille le rôle de votre employeur et vos droits.
Qu’est-ce qu’un arrêt maladie en intérim ?
Un arrêt maladie en intérim désigne la période pendant laquelle vous êtes reconnu médicalement inapte à exercer votre activité professionnelle en raison d’un problème de santé.
Il peut s’agir d’une maladie courante (grippe, gastro-entérite) ou d’une pathologie plus sérieuse nécessitant un repos prolongé.
L’arrêt maladie suspend votre contrat de mission, également appelé contrat de travail temporaire, mais ne le rompt pas.
Si vous débutez dans le travail temporaire et souhaitez mieux comprendre
ce qu’est l’intérim et comment il fonctionne, découvrez notre guide complet qui explique tous les fondamentaux du travail temporaire.
Concrètement, vous cessez temporairement de travailler et ne percevez plus votre salaire habituel.
En contrepartie, sous réserve de remplir certaines conditions, vous êtes indemnisé par la sécurité sociale.
Bon à savoir : que vous soyez en mission chez une entreprise utilisatrice ou entre deux missions, vos droits en cas de maladie restent protégés si vous justifiez d’une activité suffisante en travail temporaire dans les mois précédant votre arrêt.
Quelles démarches effectuer en cas d’arrêt de travail ?
Lorsque votre médecin vous prescrit un arrêt de travail, il vous remet un certificat médical composé de trois volets.
Vous devez transmettre ces documents dans les 48 heures pour ouvrir vos droits à indemnisation.
Les 48 heures constituent un délai légal impératif : tout retard peut entraîner une suspension ou une réduction de vos indemnités.
Prévenir votre agence Excelliance
Le volet 3 doit être envoyé immédiatement à votre agence d’intérim, qui est votre employeur légal.
Envoyez-le par voie postale et prévenez également votre conseiller par téléphone ou email pour l’informer rapidement de votre situation.
N’oubliez pas d’avertir aussi l’entreprise utilisatrice si vous êtes en mission active.
Transmettre les volets à la sécurité sociale
Les volets 1 et 2 sont destinés à la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM).
Souvent, votre médecin les télétransmet directement au service médical.
Si ce n’est pas le cas, envoyez-les vous-même par courrier postal dans les 48 heures.
La CPAM utilisera ces informations pour calculer vos indemnités journalières et vérifier votre éligibilité.
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Qui peut bénéficier de l’indemnisation en tant qu’intérimaire ?
Travailler en intérim implique une activité discontinue, ce qui nécessite de justifier d’une certaine ancienneté pour bénéficier de l’indemnisation.
Pour connaître l’ensemble de
vos droits en tant qu’intérimaire, consultez notre guide complet du droit intérimaire qui détaille toutes vos protections légales et recours possibles.
Les conditions d’ouverture des droits varient selon la durée de votre arrêt et votre historique d’activité dans le travail temporaire.
Pour un arrêt de moins de 6 mois
Pour qu’un salarié intérimaire puisse prétendre aux indemnités journalières lors d’un arrêt de moins de 6 mois, il doit remplir l’une des conditions suivantes (article R313-3 du Code de la sécurité sociale) : avoir travaillé au moins 150 heures au cours des 3 mois précédant l’arrêt, ou avoir cotisé sur un salaire au moins égal à 1 015 fois le montant du SMIC horaire durant les 6 derniers mois civils.
Alternativement, si vous exercez une activité intermittente, vous devez justifier d’au moins 600 heures travaillées sur les 12 derniers mois, ou avoir perçu une rémunération équivalente à 2 030 fois le smic horaire sur cette même période.
Pour un arrêt de plus de 6 mois
Si votre arrêt maladie se prolonge au-delà de 6 mois, des critères supplémentaires s’appliquent.
Vous devez être immatriculé à la sécurité sociale depuis au moins 12 mois au moment de l’interruption de travail.
De plus, vous devez respecter les mêmes seuils d’heures travaillées ou de cotisations mentionnés précédemment.
Comment sont calculées les indemnités journalières ?
Le montant de vos indemnités journalières est déterminé à partir de votre salaire journalier de base, qui correspond à la moyenne de vos 3 derniers salaires bruts mensuels divisée par 91,25.
Pour les intérimaires ayant une activité discontinue, le calcul peut s’effectuer sur les 12 derniers mois selon les périodes travaillées.
Vous percevez 50 % de votre salaire journalier de base, dans la limite d’un plafond fixé par la sécurité sociale.
En 2026, l’indemnité journalière maximale est plafonnée à 41,95 € bruts par jour pour une maladie ordinaire.
Par exemple, si votre salaire journalier de référence est de 80 €, vous toucherez environ 40 € bruts par jour d’indemnités.
Attention au délai de carence : les indemnités sont versées à partir du 4ème jour d’arrêt.
Les trois premiers jours ne sont pas indemnisés par la CPAM, sauf en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, où l’indemnisation débute dès le premier jour.
Bonne nouvelle : en tant que salarié en intérim, vous bénéficiez automatiquement d’un régime de prévoyance obligatoire financé par votre agence.
Cette prévoyance peut compléter les indemnités de la CPAM pour atteindre un niveau d’indemnisation complémentaire plus élevé, sous réserve de justifier d’au moins 414 heures de missions sur les 12 derniers mois. Rapprochez-vous de votre agence Excelliance pour connaître précisément vos droits à la prévoyance pendant votre arrêt maladie.
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❓ Vos questions fréquentes sur l’arrêt maladie intérimaire
Combien de temps puis-je être indemnisé pendant mon arrêt ?
Un intérimaire en arrêt maladie peut être indemnisé jusqu’à 360 jours sur une période de 3 ans. Chaque jour calendaire compte, y compris les week-ends et jours fériés.
Puis-je reprendre le travail avant la fin de mon arrêt ?
Oui, si votre médecin donne son accord pour une reprise anticipée du travail. Prévenez immédiatement votre agence et la CPAM pour suspendre le versement des indemnités journalières. Si au contraire vous devez arrêter votre mission intérim de manière anticipée, découvrez les motifs légitimes reconnus par la loi et les démarches à suivre pour éviter toute sanction.
Que se passe-t-il si je suis en arrêt entre deux missions ?
Si vous êtes sans mission au moment de votre arrêt, vous restez indemnisé par la sécurité sociale tant que vous remplissez les conditions d’heures travaillées. La prévoyance peut également intervenir selon les cas.
Ai-je droit à une indemnisation dès le premier jour ?
Non, pour une maladie simple, un délai de carence de 3 jours s’applique. Vous êtes indemnisé à partir du 4ᵉ jour. En revanche, pour un accident du travail, l’indemnisation débute dès le premier jour.
Puis-je cumuler les indemnités de la CPAM et de la prévoyance ?
Oui, c’est même l’objectif de la prévoyance : compléter les indemnités de base pour limiter votre perte de revenus pendant votre arrêt. Les deux dispositifs se cumulent dans la limite de votre salaire habituel.
⚠️ Que risque-t-on en cas de non-respect du délai des 48 heures ?
Si vous ne transmettez pas votre certificat médical dans les délais, vous risquez une réduction ou une suspension de vos indemnités. En cas de récidive dans les 2 ans, une sanction financière peut être appliquée.
Puis-je travailler pendant mon arrêt maladie ?
Non, toute activité professionnelle est interdite pendant votre arrêt, sauf autorisation explicite de votre médecin. Des contrôles peuvent être effectués, et tout manquement entraîne la suspension immédiate de vos indemnités.
Dois-je passer une visite médicale avant de reprendre ?
Après un arrêt de plus de 30 jours, une visite de reprise du travail est obligatoire. Elle permet de vérifier que vous êtes apte à reprendre votre activité dans de bonnes conditions de sécurité.
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