En résumé :
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Vous pouvez légalement refuser une mission d’intérim tant que le contrat de mission n’a pas été signé
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Le CDI intérimaire impose des obligations différentes concernant l’acceptation des missions
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Des motifs légitimes existent pour refuser sans compromettre votre relation avec votre agence
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Refuser et rompre un contrat sont deux situations juridiquement distinctes
Vous recevez un appel de votre agence d’intérim qui vous propose une nouvelle mission d’intérim.
Mais cette opportunité ne vous convient pas.
Pouvez-vous refuser sans compromettre votre avenir professionnel ?
Chez Excelliance, nous croyons qu’une relation de confiance entre l’intérimaire et son agence repose sur la transparence.
Comprendre vos droits en matière de travail temporaire est essentiel.

Ce guide vous éclaire sur le cadre juridique du refus, les spécificités du CDI intérimaire et les bonnes pratiques.
Que vous travailliez dans le tertiaire, l’industrie, la logistique ou le BTP, ces informations concernent tous les salariés en contrat de travail à durée déterminée ou indéterminée.
Peut-on légalement refuser une mission d’intérim avant signature ?
Oui, tout salarié intérimaire peut refuser une mission proposée tant que le contrat de mission n’a pas été signé.
Cette liberté est garantie par le droit du travail français.
Contrairement à un salarié en CDI classique, l’intérimaire conserve une autonomie dans le choix de ses missions.
Le contrat de mission doit préciser le motif de recours, la qualification requise, la durée, le lieu et la rémunération.
Tant que ce document n’est pas signé, aucune obligation n’existe.
Si le contrat de mission n’a pas été conclu, vous restez libre de décliner sans justification.
Le contrat de mission doit être transmis au salarié intérimaire au plus tard dans les deux jours ouvrables suivant sa mise à disposition, et si possible avant le début de la mission.
Chez Excelliance, nous encourageons nos candidats à exprimer leurs préférences dès l’inscription pour proposer des missions adaptées.
La différence entre intérim classique et CDI intérimaire face au refus
Le CDI intérimaire, ou contrat à durée indéterminée intérimaire, combine stabilité du CDI et diversité des missions.
Créé par la loi relative à la sécurisation des parcours professionnels, ce contrat de travail à durée indéterminée représente une évolution du travail temporaire.
Dans un CDI intérimaire, le salarié s’engage à accepter les missions correspondant aux critères définis : qualification, zone géographique et rémunération.
Contrairement à l’intérim classique, le salarié en CDI intérimaire ne peut refuser chaque mission sans motif.

Entre deux missions, le salarié en CDI intérimaire perçoit une rémunération minimale garantie, généralement fixée à un pourcentage du salaire moyen des missions précédentes (souvent entre 70% et 85% selon les accords de branche).
Les entreprises de travail temporaire comme Excelliance s’engagent à fournir un volume de missions permettant d’occuper le même emploi ou des postes similaires.
La mise à disposition d’une entreprise utilisatrice respecte les mêmes règles de sécurité.
Le contrat de travail à durée indéterminée offre une stabilité pour les salariés.
Les motifs légitimes pour refuser une mission selon le code du travail
Le code du travail reconnaît plusieurs cas de refus légitimes protégeant les droits du salarié intérimaire.
Incompatibilité avec vos qualifications : si la mission nécessite des compétences que vous ne possédez pas, le refus est justifié.
Une mission ne peut être acceptée si elle expose à des risques.
Le salarié intérimaire peut décliner une proposition dépassant son champ habituel.
Une mission peut être refusée quand les compétences diffèrent du poste de travail.
Distance excessive et lieu de travail : la Cour de cassation reconnaît que la distance constitue un critère légitime.
Un changement du lieu de travail augmentant significativement votre trajet justifie un refus.
Si la mission implique un déplacement excessif, le refus sera raisonnable.
L’entreprise utilisatrice peut proposer des missions dans un périmètre acceptable.
Conditions d’exécution du travail dangereuses : l’article L4131-1 du code du travail garantit le droit de retrait en cas de danger grave et imminent.
Si vous estimez que leurs conditions de travail menacent votre santé, vous pouvez refuser une mission sans sanctions.
L’entreprise utilisatrice peut démontrer le respect des normes de sécurité.
Modifications de dernière minute : si la mission ne correspond pas aux éléments discutés (horaires, durée, poste), vous êtes fondé à refuser.
Si la mission ne respecte pas les conditions initiales, le refus est légitime.
Chez Excelliance, expliquez-nous vos raisons pour proposer des opportunités adaptées.
Pour approfondir l’ensemble de vos droits en tant qu’intérimaire selon le code du travail, consultez notre guide juridique qui détaille tous vos droits fondamentaux en mission.
Quelles sont les conséquences du refus d’une mission d’intérim ?
Les conséquences du refus dépendent de votre statut et de votre communication avec votre agence d’intérim.
Pour l’intérim classique : refuser avant signature n’entraîne aucune conséquence juridique.
Votre employeur ne peut vous sanctionner.
Toutefois, des refus répétés peuvent réduire les propositions.
Une absence de réponse prolongée peut impacter votre dossier.
Pour le CDI intérimaire : le refus d’une mission conforme aux critères peut être considéré comme un refus exprès du salarié et constituer une faute.
En cas de refus répétés sans motif, l’employeur peut engager une procédure disciplinaire.
Le refus d’une mission doit être justifié.

Impact sur les allocations chômage : si vous êtes inscrit à France Travail et refusez systématiquement des offres raisonnables d’emploi correspondant à votre qualification et votre zone de recherche, l’agence peut en informer France Travail dans le cadre de votre suivi d’indemnisation.
La date de refus exprès est transmise et peut affecter votre droit à l’allocation d’assurance chômage.
France Travail informe le salarié des conséquences, notamment la suspension des allocations chômage.
L’ouverture de droit à l’allocation d’assurance peut être compromise.
Le chômage pour les salariés intérimaires fonctionne selon des règles spécifiques.
Relation avec votre agence : un refus expliqué n’altère pas votre relation avec Excelliance.
Un refus de dernière minute après avoir accepté une mission précédente peut détériorer la confiance.
Comment communiquer professionnellement votre refus à votre agence ?
La communication de votre refus est importante.
Chez Excelliance, nous valorisons la transparence dans nos échanges avec l’intérim.
Réagissez rapidement : contactez votre consultant dans un délai raisonnable, idéalement sous 24 heures.
Cette réactivité permet à l’agence de proposer un autre candidat à l’entreprise utilisatrice.
Une mission sans réponse place l’agence en difficulté.
Privilégiez l’appel téléphonique : un échange direct permet d’explorer des alternatives.
Votre consultant peut parfois négocier avec l’entreprise utilisatrice.
Pour mieux comprendre comment fonctionne une agence d’intérim et le rôle de votre consultant dans la mise en relation avec les entreprises, découvrez les coulisses du processus de recrutement temporaire.
Expliquez vos raisons : mentionnez les raisons principales.
Cette honnêteté aide l’employeur à mieux cibler les futures propositions.
Un nouveau contrat peut clarifier vos critères.
Réaffirmez votre disponibilité : précisez que vous restez intéressé par d’autres opportunités correspondant à votre profil.
En cas de problème, contactez l’inspection du travail pour vérifier le respect du droit du travail.
Chez Excelliance, nous privilégions le dialogue et la transparence pour éviter tout malentendu.
Besoin de discuter de vos préférences de missions ou de vos contraintes ?
Trouvez l’agence Excelliance la plus proche de chez vous et rencontrez nos consultants qui vous accompagnent personnellement dans votre parcours professionnel.
Refuser vs. rompre un contrat de mission : attention aux confusions
Distinguer le refus de la rupture est crucial.
Ces situations relèvent de cadres différents.
Refuser intervient avant la signature du contrat de mission.
Vous êtes libre de décliner, sauf en CDI intérimaire.
Si le contrat de mission n’a pas été signé, aucun lien n’existe.
Rompre un contrat de mission signifie mettre fin à un contrat de travail temporaire en cours.
Un contrat de mission peut être rompu avant le terme dans des cas encadrés.
Après la signature du contrat, vous ne pouvez vous désister librement.
La mission doit être achevée ou rompue légalement.

Les cas légitimes de rupture sont :
Embauche en CDI ou CDD : vous pouvez rompre un contrat de mission pour conclure un contrat à durée indéterminée ou un contrat à durée déterminée d’au moins six mois, en respectant un préavis calculé à raison d’un jour ouvré par semaine, dans la limite de deux semaines maximum.
Faute grave de l’employeur : non-paiement, non-respect de la sécurité. Rupture immédiate possible.
Cas de force majeure : événement imprévisible rendant impossible la poursuite.
Hors ces situations, rompre avant le terme du contrat constitue une rupture abusive.
Une absence injustifiée est un abandon de poste.
Le contrat initial définit les conditions.
Avant le terme du contrat, toute rupture nécessite justification.
Une mise en demeure peut précéder la rupture.
La rupture doit être notifiée par écrit à l’entreprise de travail temporaire.
Pour sécuriser votre démarche, privilégiez une lettre recommandée avec accusé de réception ou une remise en main propre contre décharge.
Le préavis doit être effectué, sauf dispense accordée par l’entreprise de travail temporaire.
Durant cette période, vous continuez à percevoir votre rémunération habituelle.
Contactez-nous pour une solution conforme au cadre légal.
La fin de la mission doit respecter les procédures.
Si vous devez arrêter votre mission intérim de manière anticipée, découvrez les motifs légitimes reconnus par la loi et les démarches à suivre pour éviter toute sanction.
Le CDI intérimaire et la sécurisation des parcours professionnels
Le contrat à durée indéterminée intérimaire s’inscrit dans la sécurisation des parcours professionnels.
Ce dispositif offre une alternative combinant diversité et stabilité.
Avec un CDI chez Excelliance, vous bénéficiez d’avantages : rémunération garantie entre missions, accès aux prêts, formation, protection sociale.
La proposition de CDI intérimaire intervient après plusieurs missions réussies.
Excelliance vous contacte pour vous indiquer qu’à l’issue de la mission, un CDI pourrait vous être proposé.
Ce statut implique d’accepter les missions conformes au profil défini.
Les missions correspondent à un emploi ou un emploi similaire dans le périmètre convenu.
Le CDI intérimaire offre formation, accompagnement et missions variées.
Les salariés en CDI intérimaire développent une polyvalence valorisable.
Issue de la mission précédente, votre évaluation permet de proposer une mission en CDI adaptée.
Nos agences (Chalon-sur-Saône, Dijon, Nancy, Metz et Lyon) vous conseillent sur l’option adaptée.
Vous recherchez une mission d’intérim qui correspond vraiment à vos compétences et vos contraintes ?
Découvrez nos offres d’emploi disponibles dans tous les secteurs : tertiaire, industrie, logistique, BTP.
Postulez en ligne et nos consultants vous accompagnent dans votre recherche.
FAQ : vos questions sur le refus de mission en intérim
Un intérimaire peut-il refuser toutes les missions ?
En intérim classique oui, mais des refus systématiques réduiront les propositions.
En CDI intérimaire, refuser toutes les missions conformes au contrat de travail peut justifier une sanction.
Que se passe-t-il si je refuse une mission avec travail de nuit ?
Si votre contrat exclut le travail de nuit, vous pouvez refuser.
Sinon, le refus reste possible avant signature.
Mon agence peut-elle me blacklister ?
Légalement non.
Des refus répétés réduisent la priorité de votre profil.
Expliquez vos contraintes à l’employeur.
Puis-je refuser après un entretien avec l’entreprise utilisatrice ?
Oui, tant que le contrat n’est pas signé.
Prévenez rapidement.
Le refus ouvre-t-il des droits au chômage ?
Non, refuser une mission n’ouvre pas de droits.
Seule la fin d’une mission génère des droits.
Comment Excelliance accompagne les intérimaires ?
Chaque intérimaire bénéficie d’un accompagnement personnalisé selon le code du travail.
Nous définissons ensemble vos critères pour proposer des missions adaptées.
Vous n’avez pas encore de compte chez Excelliance ?
Déposez votre candidature spontanée dès maintenant pour recevoir des propositions de missions adaptées à votre profil, vos compétences et votre zone géographique.
Notre processus d’inscription est simple et nos équipes vous recontactent rapidement pour faire le point sur vos attentes.
